L’artiste Elie Kamano, figure dissidente de plus en plus critique envers le pouvoir militaire, affirme que deux de ses enfants ont été enlevés à son domicile par des hommes encagoulés. Il accuse directement la junte dirigée par le général Mamadi Doumbouya.

Dans une vidéo en direct publiée dimanche 16 novembre 2025 sur Facebook, le chanteur guinéen Elie Kamano a lancé une accusation grave à l’encontre du pouvoir en place. L’artiste affirme que trois de ses enfants ont été enlevés à 4 heures du matin à son domicile de Conakry, avant que l’un d’eux ne soit ramené peu après.

« Mamadi Doumbouya a enlevé mes enfants chez moi à Conakry, à 4h du matin », déclare-t-il, visiblement ému. Selon ses propos, des hommes encagoulés ont fait irruption dans sa maison, saccagé les lieux, et enlevé ses deux fils aînés. L’un d’eux, raconte-t-il, aurait refusé de descendre du toit par solidarité avec son frère, ce qui aurait conduit les assaillants à l’emmener lui aussi.

L’ancien soutien du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), aujourd’hui en rupture avec le régime, exige leur libération immédiate. « Ramenez mes enfants, car ils n’ont rien à voir avec la lutte que je mène. Ce que vous avez fait aux autres, ça ne marche pas avec moi », a-t-il martelé.

Dans ce message poignant, Elie Kamano élargit sa dénonciation à d’autres cas qu’il estime similaires. Il affirme que son jeune frère, un gendarme, aurait également été enlevé, tout comme le père d’un certain Babila à Nzérékoré, toujours introuvable à ce jour. Il accuse la junte d’imposer un climat de peur et de représailles familiales : « Vous êtes en train de faire de la Guinée un État policier », a-t-il dénoncé.

Aucune réaction officielle des autorités n’a encore été enregistrée à ce sujet.

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