Selon le ministère, cette opération s'est déroulée « en application stricte de l'Arrêté de convocation de la session inaugurale » et « conformément aux dispositions de la Constitution, du Code électoral et du Code révisé des collectivités locales ». Elle a mobilisé plusieurs acteurs, notamment les superviseurs du MATD, les autorités administratives déconcentrées, les forces de défense et de sécurité, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les conseillers communaux nouvellement élus.
Au terme de ce processus, 8 753 conseillers communaux — comprenant, selon le ministère, « majoritairement des femmes et des jeunes » — ont été installés. Dans la foulée, 375 maires et 1 149 vice-maires ont été élus sur l'ensemble du territoire national.
Cette installation généralisée des exécutifs communaux met un terme aux missions confiées jusqu'alors aux délégations spéciales. Le ministère précise toutefois que ce dispositif « demeure un instrument légal de normalisation, de régulation et de sauvegarde de l'intérêt général », prévu par le Code révisé des collectivités locales.
Le gouvernement se réserve ainsi le droit d'y recourir de nouveau. « Le Gouvernement n'hésitera pas à faire usage de cette prérogative républicaine pour pallier d'éventuelles défaillances de gestion, restaurer l'ordre budgétaire ou remédier à l'inconduite notoire d'élus locaux », avertit le communiqué, qui insiste sur la nécessité de garantir la continuité du service public de proximité.
Le ministère situe cette réforme dans le cadre de la Lettre de Politique Nationale de Décentralisation et de Développement Local, ainsi que de la vision stratégique Simandou 2040, sous le leadership du président de la République, Mamadi Doumbouya.
S'adressant directement aux nouveaux élus, le communiqué les invite à s'affranchir d'une posture de simples exécutants des directives de la capitale : « les territoires ne sauraient demeurer les récepteurs passifs de directives formulées depuis la capitale ; ils doivent s'affirmer comme les véritables moteurs de la transformation économique, sociale et environnementale de notre pays. »
Le ministère rappelle aux maires et conseillers que l'exercice de leurs responsabilités constitue « un sacerdoce civil exigeant une éthique de gestion irréprochable », les appelant à promouvoir la transparence financière, la reddition de comptes, la lutte contre la corruption ainsi que l'inclusion des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables.
Le gouvernement annonce par ailleurs son intention d'accélérer le transfert des compétences et des ressources budgétaires vers les collectivités, estimant qu'« une compétence sans ressources autonomes est une illusion administrative ».
Le ministère a enfin adressé ses félicitations à l'ensemble des maires, vice-maires et conseillers communaux installés, les appelant à privilégier « le rassemblement des compétences » et « le travail constructif au service de nos concitoyens », après la période de compétition électorale.


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