Pour favoriser l’autonomie économique des jeunes et des femmes, le Gabon a adopté de nouvelles mesures limitant l’accès de certains secteurs aux seuls nationaux. Ces réformes visent à protéger les activités à faible capital et encourager l’entrepreneuriat local.
Le gouvernement gabonais a annoncé une série de réformes économiques destinées à redonner aux citoyens le contrôle de secteurs stratégiques du pays. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du projet de société « Bâtissons un édifice nouveau », adopté lors du dernier conseil des ministres au palais de la présidence.
Par cette démarche, les autorités entendent stimuler l’autonomie financière des jeunes et des femmes, en réservant aux Gabonais certaines activités à faible capital. Les secteurs concernés incluent notamment le commerce de proximité, les envois d’argent non agréés, la réparation de téléphones, la coiffure de rue, les soins esthétiques ambulants, l’orpaillage artisanal non autorisé, ou encore la gestion informelle des achats de récoltes.
Ces restrictions s’étendent également à l’entrepreneuriat moderne et au commerce numérique, dans lesquels les non-nationaux sont désormais limités. Le gouvernement dénonce une concurrence déloyale qui freine l’éclosion de l’initiative privée locale.
Pour accompagner cette transition, les autorités prévoient la création d’un transitaire national chargé de réorganiser le secteur logistique, souvent miné par l’informalité et les pratiques non conformes. L’objectif affiché est de favoriser une véritable indépendance professionnelle et de réduire significativement la pauvreté.


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