Alors que le délai de dépôt des candidatures approche, le silence du chef de l’État entretient l’incertitude. Le Premier ministre appelle à la patience, assurant qu’une déclaration officielle est attendue sous peu.

À l’approche du 3 novembre, date butoir pour le dépôt des candidatures à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, la Guinée retient son souffle. Le Général Mamadi Doumbouya, à la tête du pays depuis septembre 2021, n’a toujours pas levé le voile sur ses intentions, maintenant un silence qui alimente les spéculations et l’effervescence politique.

Dans les rues, sur les réseaux sociaux, et jusque dans les campagnes, les appels à une candidature du chef de l’État se multiplient. Partout, ses partisans organisent des manifestations et créent des plateformes pour réclamer sa participation au scrutin. À Kankan, ce dimanche 26 octobre 2025, la jeunesse locale a franchi un nouveau cap en remettant un chèque symbolique d’un milliard de francs guinéens pour couvrir la caution de Mamadi Doumbouya à la présidentielle. Pour ces jeunes, l’actuel président ne doit pas seulement être candidat, il le doit. Seydou Camara, coordinateur régional de l’UNOG, a été clair : « Nous voulons la candidature obligatoire du Général Mamadi Doumbouya ».

Face à cette pression populaire, le Premier ministre Amadou Oury Bah a tenté de rassurer. En déplacement à Faranah, où les autorités locales ont exprimé leur soutien explicite à une candidature du chef de l’État, il a lancé : « Un peu de patience, le principal intéressé vous répondra dans les prochains jours ».

Cette déclaration, bien que prudente, laisse entrevoir une possible clarification imminente. Elle intervient dans un climat politique tendu, où le suspense devient un élément central de la campagne à venir. Dans l’attente d’un signal, la population reste suspendue aux mots du Président.

silabosoona.com