Le Ghana a organisé des funérailles nationales à Accra en mémoire des huit victimes du crash d’un hélicoptère militaire survenu le 6 août. L’enquête s’ouvre avec l’appui technique des États-Unis.
Le samedi 16 août, le Ghana a rendu un dernier hommage aux huit personnes décédées dans le crash d’un hélicoptère militaire près d’Adansi, dans la région d’Ashanti. Une cérémonie solennelle s’est tenue à Accra, en présence des plus hautes autorités du pays, des familles endeuillées et de délégations militaires et civiles.
Les corps des victimes, formellement identifiés en lien avec leurs proches, ont été exposés avant l’inhumation. Parmi les disparus figurent plusieurs figures de premier plan : le ministre de la Défense, Dr Edward Kofi Omane Boamah, le ministre de l’Environnement, Dr Ibrahim Murtala Muhammed, ainsi que le coordinateur adjoint de la Sécurité nationale, Alhaji Muniru Mohammed. Le vice-président du Congrès national démocratique (NDC), Dr Samuel Sarp-Donkor, et l’ancien candidat parlementaire Samuel Aboagye ont également péri. Trois militaires de l’Armée de l’air – le Squadron Leader Peter Baffour Anala, le Flying Officer Martin Chum Ampedu et le sergent Ernest Addo Mensah – complètent la liste des victimes.
Le président John Dramani Mahama avait décrété trois jours de deuil national dès le lendemain du drame. Une commission d’enquête a été formée, et les enregistreurs de vol et de voix ont été récupérés. En parallèle, les autorités ghanéennes ont sollicité l’assistance technique des États-Unis pour mener l’enquête, en complément de celle du constructeur chinois de l’appareil, le Z-9.
Le chef de la diplomatie ghanéenne, Samuel Okudzeto Ablakwa, a précisé que les boîtes noires seraient remises au fabricant chinois conformément aux protocoles internationaux. Mais le président a insisté sur la nécessité de faire appel à une expertise indépendante afin d’éviter « tout doute » et « toute tentative de dissimulation ».
L’hélicoptère transportait une délégation officielle en route vers un événement à Obuasi. Le crash a provoqué une onde de choc à travers le pays, en particulier au sein des forces armées, profondément touchées par cette tragédie.


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