Selon des témoignages concordants, les faits se seraient déroulés dans un hôpital public de Nkwatia, une localité située à l’est du Ghana. Un patient, hospitalisé depuis plusieurs jours, voyait ses frais médicaux s’accumuler, tandis que sa famille tardait à honorer les paiements exigés.
Face à cette situation, le personnel hospitalier aurait opté pour une méthode radicale : annoncer à la famille le décès du patient. Informés par téléphone, les proches, sous le choc, se sont immédiatement rendus à l’établissement.
À leur arrivée, l’administration aurait refusé de leur permettre de voir le corps ou d’entamer toute procédure funéraire tant que la totalité de la facture ne serait pas réglée. Pris de panique, les membres de la famille ont alors mobilisé les fonds nécessaires pour s’acquitter de la somme due.
Ce n’est qu’après le paiement complet que la famille a été conduite vers la salle de soins. À leur grande surprise, leur parent était bel et bien vivant, assis sur son lit, semblant en bonne santé.
L’incident, largement relayé sur les réseaux sociaux, divise l’opinion publique. Certains internautes dénoncent une manipulation psychologique choquante et contraire à toute éthique médicale, tandis que d’autres évoquent une pratique extrême face aux difficultés de recouvrement des frais hospitaliers.
Sur le plan juridique, une telle annonce mensongère pourrait être assimilée à un préjudice moral et à un traumatisme émotionnel. Des experts estiment toutefois que l’hôpital pourrait tenter de justifier son acte par le non-paiement initial, bien que cette défense reste contestable au regard des normes professionnelles et légales.
Cette affaire relance le débat sur l’accès aux soins et les mécanismes de financement des services de santé dans plusieurs pays africains, où les patients et leurs familles sont souvent confrontés à des coûts médicaux élevés.


Aucun commentaire pour le moment.