Mercredi 11 février 2026, un drame s’est produit à Kondianakoura, en Haute-Guinée, où dix femmes ont péri dans l’effondrement d’un site d’orpaillage artisanal. L’accident relance le débat sur la sécurité dans les exploitations minières informelles.

Le sol s’est effondré en un instant, ensevelissant dix femmes sur un site d’orpaillage artisanal à Kondianakoura, localité relevant de la préfecture de Mandiana. Selon des témoins présents sur les lieux, un affaissement soudain des parois du puits, provoqué par de fortes pressions sur le terrain, a entraîné l’éboulement qui a piégé les victimes alors qu’elles procédaient au lavage et au traitement du minerai.

Le président de la délégation spéciale de Kondianakoura a confirmé les faits. « Oui, ça s’est produit sur un site exploité par les Mossis (les Burkinabés), elles travaillaient dans les résidus miniers, le décombres est tombé sur elles, il y a eu des morts, elles sont dix qui ont perdu la vie, toutes des femmes », a-t-il déclaré.

D’après les premières informations, la majorité des victimes seraient de nationalité étrangère. Les circonstances exactes de l’accident restent à préciser, mais le drame met en lumière les conditions de travail souvent précaires sur les sites d’exploitation artisanale en Haute-Guinée, où l’absence d’équipements adaptés et d’encadrement technique accroît les risques.

Les autorités locales sont désormais appelées à renforcer les mesures de sécurité et la surveillance des zones d’orpaillage afin de prévenir de nouveaux accidents et protéger les travailleurs, en particulier les femmes, nombreuses dans ce secteur informel.