Dans une vidéo diffusée ce 2 janvier 2026 depuis l’exil, l’artiste guinéen Élie Kamano affirme que le président Mamadi Doumbouya serait gravement malade et dénonce ce qu’il présente comme des dérives au sommet de l’État, appelant l’armée à « prendre ses responsabilités ». Des accusations graves, non confirmées par les autorités.

L’artiste engagé Élie Kamano, de double nationalité guinéenne et burkinabè, a publié ce jeudi une vidéo dans laquelle il met en cause les autorités de transition en Guinée. S’exprimant depuis l’exil, il affirme être victime de pressions et accuse des responsables proches du pouvoir d’avoir ordonné, selon ses propos, l’enlèvement de ses enfants avec la complicité de certaines personnes de son entourage, annonçant la diffusion prochaine de « preuves audio ».

Dans cette prise de parole, l’artiste formule surtout de lourdes accusations concernant l’état de santé du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya. Selon Élie Kamano, le chef de l’État serait « sérieusement malade et inconscient depuis quelques jours », ce qui expliquerait, à ses yeux, l’absence d’une adresse à la nation à l’occasion du Nouvel An. Il soutient également que l’entourage présidentiel aurait tenté d’organiser des apparitions publiques « sous dopage », une initiative qui aurait échoué, toujours selon lui, en raison de l’opposition de l’épouse du président.

L’artiste met directement en cause plusieurs figures sécuritaires et politiques, dont Bala Samoura et Djiba Diakité, qu’il accuse d’exercer, je cite, « le pouvoir réel » au sein du pays. Il décrit une situation qu’il qualifie de « vacance du pouvoir », affirmant que la Guinée serait dirigée par un « groupuscule » et non par le président officiellement en fonction.

Dans un ton alarmiste, Élie Kamano interpelle ouvertement les forces armées guinéennes et les invite à intervenir pour, selon ses mots, « redonner au peuple sa liberté ». Il met en garde les membres du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) contre toute tentative de succession interne, estimant que la légitimité populaire accordée à Mamadi Doumbouya lors du coup d’État de 2021 ne s’étendrait pas à son entourage.

À l’heure où ces déclarations circulent massivement sur les réseaux sociaux, aucune réaction officielle des autorités guinéennes n’a été enregistrée. Les accusations portées par l’artiste n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation indépendante.

Par silabosoona.com