L’ancien patron de l’ANIF, Balthasar Engonga, est au centre d’un procès retentissant mêlant corruption et scandale sexuel. Il est accusé de détournements massifs de fonds publics et de pratiques dégradantes dans son bureau officiel.

Ce lundi, Baltasar Ebang Engonga, ancien directeur de l’Agence nationale d’investigations financières (ANIF), a comparu devant le tribunal de Malabo. Il s’agit de sa première apparition publique depuis son arrestation survenue en 2024. L’audience s’ouvre dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une forte présence sécuritaire et un vif intérêt du public alimenté par les réseaux sociaux.

L’affaire a éclaté à la suite de la diffusion de vidéos compromettantes montrant Engonga dans des scènes à caractère sexuel dans son propre bureau, en compagnie de plusieurs femmes. Ce scandale intime, devenu viral en Guinée-Équatoriale, a déclenché une enquête judiciaire plus large. Les autorités l’accusent désormais d’avoir détourné d’importantes sommes d’argent vers des comptes à l’étranger, notamment aux Îles Caïmans.

L’affaire ne concerne pas uniquement Engonga : plusieurs de ses collaborateurs, hommes et femmes, sont également poursuivis. Le parquet évoque une organisation interne visant à couvrir ces pratiques et faciliter les opérations financières illégales.

Le procès, qui s’annonce long et potentiellement explosif, soulève de nombreuses questions sur la gouvernance et la lutte contre la corruption dans le pays. Les autorités équato-guinéennes, régulièrement critiquées pour leur manque de transparence, pourraient voir leur gestion encore fragilisée par cette affaire très médiatisée.

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