Le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a signé un décret le 17 avril 2026 portant organisation de la Direction de la Communication et de l’Information (DCI) de la Présidence, avec une orientation forte : valoriser les langues nationales et promouvoir les systèmes d’écriture africains comme le N’ko dans la communication institutionnelle. Le texte confie à cette direction la mission de rendre les messages présidentiels accessibles à toutes les populations, dans une logique d’inclusion linguistique et culturelle.
Dans ses dispositions, le décret précise clairement que la DCI doit « vulgariser les messages présidentiels en langues nationales (poular, malinké, soussou, etc.) et étrangères », mais aussi « promouvoir l’usage des langues nationales et des langues de transcription africaine (N’ko, Adlam, etc.) ». Cette orientation marque une volonté politique de rapprocher l’État des citoyens, en tenant compte de la diversité linguistique du pays.
Le texte va plus loin en intégrant la traduction et la communication inclusive comme missions essentielles. À travers une section dédiée, il est indiqué que les services compétents doivent assurer « la traduction des documents officiels en langues nationales » ainsi que « la vulgarisation des messages institutionnels ». L’objectif est de rendre l’information publique compréhensible par tous, y compris les populations non francophones.
En plus de la promotion des langues locales, le décret insiste sur l’importance d’une communication accessible à tous les citoyens, y compris les personnes en situation de handicap. Il prévoit notamment « une communication inclusive (langue des signes, braille, audiodescription) », ce qui élargit la portée des messages officiels au-delà des barrières linguistiques classiques.
Cette réforme s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la communication publique en Guinée, où les outils numériques, les médias et les langues nationales sont appelés à jouer un rôle complémentaire. En valorisant des écritures comme le N’ko, le pouvoir exécutif reconnaît également leur place dans la transmission du savoir et dans le développement culturel.
En vérité, l’essor actuel de l’écriture N’ko démontre que les efforts inlassables fournis jour et nuit par ses défenseurs portent enfin leurs fruits. Ce qu'il reste à faire désormais, c'est de mobiliser les véritables experts de notre langue nationale afin qu'ils accomplissent un travail de qualité capable de satisfaire les citoyens.
Cependant, nous avons rencontré certaines personnes qui ont exprimé deux préoccupations majeures :
La compétence : Il ne faut pas confier cette mission à des personnes dont la maîtrise est insuffisante, car cela risquerait de dénaturer totalement les propos du Président.
Le passage à l'acte : Il ne faut pas que cela reste au stade des paroles ; il est temps de traduire cela en outils concrets et opérationnels.
Enfin, en structurant une direction entièrement dédiée à la communication stratégique, à la traduction et à la diffusion multilingue, les autorités entendent améliorer la circulation de l’information officielle et renforcer la cohésion nationale autour d’un socle linguistique inclusif.


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