La mobilisation a commencé bien avant l’entrée de la ville. Plusieurs promoteurs de l’écriture N’ko, lecteurs et admirateurs de l’écrivain s’étaient déplacés pour aller à sa rencontre. Une marque d’affection que le professeur Mory Camara Djonmassinilon dit avoir accueillie avec une profonde reconnaissance.

« La joie que j’exprime aujourd’hui n’est pas nouvelle, elle est ancienne, mais je la renouvelle encore », a-t-il déclaré, en insistant sur « la complicité, l’attente et l’affection » qui existent entre les acteurs de la promotion du N’ko.

Alors que le lieu de l’accueil se trouvait à une distance importante du centre-ville de Kankan, plusieurs personnes ont tenu à effectuer le déplacement. Pour l’écrivain, cette mobilisation constitue une nouvelle preuve de la considération que lui témoignent les défenseurs de la langue et de l’écriture N’ko.

« Malgré cette distance, ils se sont déplacés pour venir m’accueillir. C’est une grande chose », a-t-il confié.

Son itinéraire de retour l’a notamment conduit de Bamako à Conakry, avant son arrivée à Kankan. Selon lui, des sympathisants sont restés à ses côtés jusque tard dans la nuit lors de son passage dans la capitale guinéenne.

« Certaines personnes sont toujours restées avec moi jusqu’à 22 heures ou 23 heures à Conakry. Elles m’ont accordé beaucoup de considération, pourtant je ne suis qu’un apprenant du N’ko comme elles », a-t-il souligné.

Sur le chemin de son domicile, la pluie a surpris le cortège. Elle n’a toutefois pas entamé la détermination des accompagnateurs, qui ont continué à encadrer l’écrivain jusqu’à la fin du trajet.

Au-delà de l’accueil, Mory Camara Djonmassinilon est également revenu sur les enseignements tirés de son voyage religieux. Il a notamment comparé les paysages désertiques observés entre Médine et La Mecque à la richesse naturelle de la Guinée.

« Quand on quitte Conakry pour Kankan, il n’y a presque pas d’espace vide. Partout, il y a des gens, des arbres, des herbes et des montagnes », a-t-il relevé.

Cette comparaison doit, selon lui, amener chacun à reconnaître la valeur de son environnement et à remercier Dieu pour les ressources dont il dispose.

Le professeur affirme enfin avoir prié, pendant son pèlerinage, pour le développement de l’écriture N’ko, pour ses promoteurs ainsi que pour Silabosoona Média.

« Nous avons prié pour le N’ko et ses promoteurs, sans oublier Silabosoona Média, afin qu’Allah améliore leurs conditions », a-t-il conclu.