Face à une violence persistante et à l’extension des gangs en Haïti, le Tchad engage progressivement ses troupes dans une force soutenue par l’ONU. Ce déploiement vise à renforcer une police débordée et à contenir une crise sécuritaire qui s’aggrave dans la capitale et au-delà.
Le Tchad se prépare à déployer jusqu’à 1 500 soldats en Haïti dans le cadre d’une force multinationale soutenue par l’Organisation des Nations unies (ONU), destinée à lutter contre la montée en puissance des gangs armés.
Selon les autorités tchadiennes, près de 400 militaires sont déjà présents sur le territoire haïtien. Un premier contingent d’une cinquantaine d’agents a été déployé le 1er avril 2026, marquant le début d’un engagement progressif. Un nouveau délai, fixé au 27 avril, est désormais envisagé pour permettre la poursuite de ce déploiement.
Sur le terrain, la situation reste critique. D’après l’ONU, les gangs contrôlent désormais une grande partie de Port-au-Prince, la capitale, et ont étendu leur influence au-delà de la ville au cours de l’année écoulée. Cette progression fragilise davantage les institutions et expose la population à une insécurité constante.
La nouvelle force internationale, encore en cours de constitution, intervient dans un contexte marqué par des contraintes financières, des retards logistiques et une instabilité politique persistante. Elle a pour objectif principal de soutenir la police haïtienne dans ses opérations contre les groupes armés.
Composée de volontaires, cette mission ambitionne d’atteindre un effectif total de 5 500 militaires. Lancée en 2023, elle prend le relais d’une précédente mission multinationale dirigée par le Kenya, actuellement en phase de retrait progressif.
Outre le Tchad, plusieurs pays doivent contribuer à cet effort international, notamment le Sri Lanka, la Côte d’Ivoire, le Bangladesh, la Sierra Leone et la Zambie.
Le déploiement complet de la force est attendu pour octobre 2026, dans l’espoir de rétablir progressivement un minimum de sécurité pour une population prise en étau entre violences armées et fragilité institutionnelle.


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