La République d’Irlande a élu ce mardi Catherine Connolly comme 10ᵉ présidente du pays, succédant à Michael D. Higgins après 14 ans de mandat. Cette femme politique indépendante marque un moment fort dans l’histoire du pays, en incarnant un leadership féminin à la plus haute fonction de l’État.

Le pays n’en est pas à son premier “premier pas” féminin : avant elle, deux femmes ont déjà occupé la présidence – Mary Robinson (1990‑1997), la première femme présidente d’Irlande. Puis Mary McAleese (1997‑2011), qui a succédé à Mary Robinson et a été la deuxième femme présidente. Avec l’élection de Connolly, trois femmes différentes dirigeront la présidence irlandaise, ce qui souligne l’évolution du paysage politique vers davantage de représentation féminine.

Dans son discours d’investiture à Dublin, Catherine Connolly a dit : « Le peuple a parlé et m’a confié un mandat fort pour porter une vision d’une nouvelle république, une république digne de ce nom où chacun est valorisé, où la diversité est chérie, où des solutions durables sont mises en œuvre, et où le logement est un droit humain fondamental. » Elle a souligné que sa campagne avait commencé modestement avec « un petit groupe », et qu’au fil des conversations avec la population, l’espoir et la détermination avaient émergé.

Pour sa part, le Premier ministre Micheál Martin l’a félicitée et déclaré qu’il n’avait « aucun doute que Catherine Connolly servira bien le pays ». Il a également rendu hommage à Michael D. Higgins pour sa contribution « remarquable » à la République.

Catherine Connolly a mis en avant notamment le rôle de l’Irlande en matière de neutralité et de paix, en évoquant les conflits mondiaux et en affirmant que le pays pouvait promouvoir des alternatives à la guerre. Par cette élection, l’Irlande semble ouvrir une nouvelle page — non seulement parce qu’une femme est à nouveau à la tête de l’État, mais parce que son mandat s’inscrit dans un désir de justice sociale, d’inclusion et d’engagement civique.

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