À Kankan, une quarantaine de jeunes communicants du mouvement GMD prennent part à une formation intensive en techniques de communication. Lancée ce samedi au quartier général du mouvement, à l’initiative du directoire de campagne, cette session vise à renforcer leurs capacités, corriger les dérives et professionnaliser la communication politique à la base.
Au quartier général du mouvement, ces jeunes se sont réunis autour d’un même idéal : apprendre, se perfectionner et mieux communiquer. Pendant deux jours, ils bénéficient d’un renforcement de capacités encadré par la direction préfectorale de campagne.
Dans un contexte où les réseaux sociaux occupent une place centrale dans la diffusion de l’information, les responsables du GMD entendent encadrer les pratiques afin d’éviter les dérapages susceptibles de nuire à l’image du mouvement.
« La communication aujourd’hui est une arme. Mais nous constatons qu’il y a beaucoup de dérives dans les publications. Si nous ne faisons rien, cela peut nuire à l’image du mouvement. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire d’organiser cette formation pour mieux outiller nos communicants », explique Salim Moukissma Fofana, directeur de campagne du GMD à Kankan.
À travers cette initiative, la Génération pour la Modernité et le Développement ambitionne de bâtir une organisation politique forte, capable de rassembler les Guinéens autour d’un idéal commun. Pour ses responsables, une communication responsable et structurée constitue un pilier essentiel de cette ambition.
La formation aborde plusieurs modules pratiques, notamment les techniques rédactionnelles, la gestion des réseaux sociaux, la communication politique, ainsi que l’interview, la gestion d’image et le montage vidéo.
Pour le formateur, Mamady Kansan Doumbouya, la maîtrise de la communication est indispensable pour toute organisation politique.
« La communication est capitale pour un parti politique. Si elle est mal faite, elle peut nuire à sa réputation. Nous sommes là pour leur montrer ce qu’il faut dire, ce qu’il faut éviter, comment écrire et comment s’adresser au public », souligne-t-il.
Les participants sont également initiés aux techniques d’interview et à la gestion des pages de personnalités publiques, devenues incontournables à l’ère du numérique.
« Beaucoup d’entre eux font déjà des interviews, mais sans formation. Nous leur apprenons les bases : comment poser les bonnes questions, quoi éviter et comment valoriser l’information », ajoute le formateur.
Du côté des bénéficiaires, la satisfaction est au rendez-vous. Cette formation est perçue comme une opportunité de combler certaines lacunes et d’améliorer leurs performances.
« Nous avons beaucoup appris. Avant, il y avait des insuffisances dans notre manière de communiquer. Aujourd’hui, nous comprenons mieux comment faire. Après cette formation, nous allons améliorer notre communication », témoigne Yahaya Keita, participant.
Pour les initiateurs, cette session n’est qu’un début. D’autres formations sont déjà envisagées dans plusieurs préfectures du pays afin d’élargir le cercle des communicants formés.
« Aujourd’hui, ils sont 40, mais nous allons continuer à former davantage de communicants, ici et ailleurs. Nous avons les conditions nécessaires pour réussir cette mission », assure Salim Moukissma Fofana.
À travers cette démarche, le GMD mise sur la jeunesse et la communication comme leviers essentiels de son développement et de son implantation. À Kankan, ces jeunes communicants repartent désormais avec de nouveaux outils, prêts à porter un message plus structuré et plus professionnel.


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