Un drame s’est produit dans la matinée du jeudi 23 avril 2026 à Diaragbèla, un district relevant de la commune de Kouroussa. Un homme d’une quarantaine d’années, identifié comme Mamadi Bamba, a été retrouvé sans vie à proximité d’un jardin situé derrière le village, atteint par balle.

Selon les premières informations, la découverte a été faite au petit matin par une jeune femme du village, alors qu’elle se rendait chercher de l’acajou. Le chef de district de Diaragbèla, Soriba Sacko, confirme les faits : 

« Effectivement, au réveil ce matin, il y a l’une de nos petites sœurs qui partait chercher son acajou, et est allée découvrir le corps. Il s’est fusillé à côté d’un jardin derrière le village. »

D’après les témoignages recueillis sur place, la victime ne présentait aucun conflit connu avec son entourage. « Il n’avait de problème avec personne, c’était un cultivateur. Il avait perdu sa femme, il a trois filles. Il est dans la quarantaine. Il n’était pas malade », précise Soriba Sacko, qui confirme également son identité.

Un proche de la victime, joint par téléphone, évoque une détresse liée à un deuil difficile : 

« C’est le souci qui lui a poussé à se donner la mort, parce que sa femme est décédée. Il n’avait pas d’autres femmes et il avait des enfants. […] Il a perdu sa femme il y a à peu près deux ans et demi. » 

Il décrit aussi une personnalité discrète : 

« C’était quelqu’un de très timide […] quelqu’un qui ne parlait même pas trop. »

Plusieurs sources locales indiquent que l’homme aurait utilisé une arme à feu de fabrication locale. 

« C’est un ancien fusil qu’il détenait depuis longtemps. Il est allé hors de la ville pour se tirer en bas de son épaule, et il est tombé sur le champ directement », rapporte un autre citoyen.

Alertées, les autorités locales et les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux.

 « Les gendarmes sont venus prendre son corps, envoyé à l’hôpital préfectoral de Kouroussa pour des enquêtes », indique le chef de district.

Le corps a été évacué vers une structure sanitaire pour les besoins de l’enquête. Des constats ont été effectués afin de déterminer avec précision les circonstances du drame.

À ce stade, la thèse du suicide, possiblement liée à une détresse psychologique, est privilégiée par plusieurs sources locales, en attendant les conclusions officielles des autorités compétentes.