L’Algérie a affirmé ce lundi son rejet de la violence au Mali et son attachement à trois principes fondamentaux dans son approche de la crise malienne.

Selon la télévision publique algérienne, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a déclaré que l’Algérie réaffirme d’abord son soutien total à l’unité du Mali, « terre, peuple et institutions », face aux défis auxquels ce pays est confronté.

Il a ajouté que l’Algérie rejette catégoriquement toutes les formes et manifestations du terrorisme, soulignant qu’il ne peut être ni justifié ni toléré, quelles qu’en soient les motivations. Il a précisé que cette position découle de l’expérience vécue par l’Algérie face à ce phénomène.

Le ministre a également indiqué que l’Algérie appelle, en troisième lieu, au renforcement de la cohésion nationale au Mali, estimant que l’unité interne constitue « le meilleur rempart contre le terrorisme » et « le véritable bouclier » pour y faire face efficacement.

À noter que le « Front de libération de l’Azawad », mouvement séparatiste conduit par des Touaregs, aurait participé samedi à une attaque coordonnée avec le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans » (JNIM), affilié à Al-Qaïda, contre l’aéroport international de Bamako et quatre autres villes du centre et du nord du Mali.

Selon le texte fourni, cette attaque aurait entraîné la mort du ministre malien de la Défense, Sadio Camara.