La Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) s’impose comme la grande gagnante des élections législatives, selon les résultats provisoires proclamés tard dans la soirée du vendredi 5 juin 2026 par la Direction générale des élections (DGE).

Dans le scrutin majoritaire, le mouvement qui a porté le président Mamadi Doumbouya au pouvoir a remporté la quasi-totalité des 50 circonscriptions électorales en jeu. Deux exceptions ressortent toutefois dans cette première photographie de la future Assemblée nationale : Gbessia, remportée par l’AGN, et Koundara, gagnée par le FRONDEG.

À Gbessia, l’AGN obtient les sièges attribués à Thierno Hamidou Baldé, Morlaye Doumbouya et Salématou Yansané. À Koundara, le FRONDEG fait élire Mamadou Alimou Diallo, empêchant ainsi la GMD de réaliser un grand chelem territorial. La liste provisoire des élus mentionne également la victoire de la GMD dans les autres circonscriptions du Grand Conakry, notamment Dixinn, Kaloum, Kassa, Lambanyi, Sonfonia, Tombolia, Ratoma, Matam, Matoto, Kagbèlen, Manéah et Sanoyah.

À l’intérieur du pays, la GMD domine également les régions de Boké, Kindia, Faranah, Kankan, Labé, Mamou et Nzérékoré, où ses candidats sont déclarés élus à titre provisoire dans la plupart des préfectures. La représentation des Guinéens de l’étranger revient aussi au même mouvement, avec des élus désignés pour l’Afrique, l’Amérique, l’Asie et l’Europe.

Sur la liste nationale à la proportionnelle, qui compte 49 sièges, plusieurs formations politiques obtiennent une représentation. L’Union pour le Mouvement Populaire (UMP) arrive en tête avec 9 sièges, suivie du Nouveau Départ (ND) et du Rassemblement Guinéen du Travail (RGT), crédités chacun de 7 sièges. La FIDEL obtient 6 sièges, l’UDD en décroche 5, tandis que le FAN en obtient 2. Treize autres partis disposent chacun d’un siège, selon la liste provisoire.

Ces résultats, encore provisoires, dessinent les premiers contours de la future Assemblée nationale. Ils devront toutefois être confirmés à l’issue des procédures prévues par la loi électorale, notamment en cas de recours.