Un drame familial a endeuillé la sous-préfecture de Dialakoro, localité relevant de la préfecture de Mandiana, ce jeudi 25 juin 2026. Une jeune femme âgée de 16 ans a mis fin à ses jours en se poignardant à l’aide d’un couteau, refusant jusqu’au bout d’être unie de force à un homme qu’elle n’avait pas choisi. Selon les informations recueillies, ce mariage devait être célébré quelques jours plus tard à Kankan.

Selon les informations rapportées à notre rédaction par Senko Mamadi Doumbouya, joint par téléphone depuis Koulybalidou Dialakoro, la défunte s’opposait à l’union décidée par son père. La jeune femme ne voulait pas, selon le témoignage recueilli, devenir la troisième épouse de l’homme à qui elle avait été promise.

« Une jeune femme s’est poignardée elle-même. Selon le père de la défunte, il avait donné sa fille en mariage à Kankan. Mais comme l’amie de sa fille, déjà mariée à Kankan, ne vit pas bien dans son foyer, sa fille a refusé ce mariage. Elle disait qu’elle ne voulait pas être la troisième femme de cet homme », a confié Senko Mamadi Doumbouya à notre rédaction.

D’après la même source, des personnes auraient conseillé au père de renoncer à ce projet de mariage, mais celui-ci serait resté ferme sur sa décision. Le mariage était prévu pour le samedi suivant.

« Pourtant, le papa de la fille avait été conseillé d’arrêter ce mariage, mais malheureusement il n’a pas accepté. Finalement, la fille a pris un couteau et s’est poignardée parce qu’elle ne voulait pas se marier avec cet homme », poursuit notre interlocuteur.

Après le geste fatal, la jeune femme a été rapidement évacuée vers une structure sanitaire pour recevoir des soins. Mais malgré cette prise en charge, elle n’a pas survécu à sa blessure.

« Elle a été rapidement transportée à l’hôpital pour des soins. C’était à partir de 14 heures, et vers 16 heures, elle a rendu l’âme suite à cette blessure au couteau. Le mariage était prévu pour le samedi prochain, et son papa disait qu’il ne changerait pas sa décision », a ajouté Senko Mamadi Doumbouya.

Ce décès tragique suscite une vive émotion à Dialakodo et relance le débat sur les mariages imposés ou fortement contestés au sein des familles. Selon notre interlocuteur, un cas similaire aurait déjà été enregistré dans la localité en 2017.

Notre rédaction a tenté de joindre une autorité locale afin d’obtenir sa version des faits, mais nos démarches sont restées sans suite.

Pour l’heure, les circonstances exactes du drame restent à établir. La victime, selon les informations rapportées à notre rédaction, aurait succombé à sa blessure quelques heures après son évacuation à l’hôpital.