L'assaut a été déclenché aux environs de 6
heures du matin, selon le communiqué officiel lu à la télévision nationale
par le ministère nigérien de la Défense. Les assaillants, arrivés à bord de deux
taxis et d'un autre véhicule, portaient des ceintures explosives — un signe
de la préparation minutieuse de l'opération.
Le bilan provisoire communiqué par Niamey fait
état de 13 morts côté nigérien, dont 11 membres des Forces de défense et
de sécurité (FDS) et 2 civils, ainsi que 4 blessés. Du côté des
assaillants, 22 terroristes ont été neutralisés au cours des
combats, et une vingtaine de suspects interpellés.
Un arsenal de guerre saisi
Les forces de sécurité ont procédé à la saisie
d'un important arsenal comprenant notamment des fusils AK-47, des
lance-roquettes RPG-7, des mitrailleuses M80, ainsi que des grenades,
des munitions et plusieurs véhicules, dont deux taxis et une . Une opération
de ratissage se poursuit dans la zone afin de neutraliser d'éventuels
éléments résiduels.
Accusations contre Paris, revendication du
JNIM
Dans son communiqué, le gouvernement de
refondation du Niger a employé des termes particulièrement durs, évoquant «
des mercenaires armés à la solde de la France d'Emmanuel Macron ».
L'attaque a toutefois été formellement revendiquée par le Groupe de soutien
à l'islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaïda et
active dans plusieurs zones du Sahel.
Le ministre d'État à la Défense, le général
Salifou Mody, a salué le professionnalisme des forces engagées et affirmé
que la situation est désormais maîtrisée. Les autorités assurent
que l'aéroport Diori Hamani est totalement sécurisé et demeure ouvert au trafic
aérien.
Solidarité régionale
Le gouvernement béninois a condamné l'attaque
avec « la plus grande fermeté », exprimant sa solidarité au peuple
nigérien et dénonçant une agression contre une infrastructure civile
stratégique. Cotonou réaffirme son engagement à soutenir la lutte contre le
terrorisme dans la sous-région.


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