Une nouvelle attaque meurtrière frappe le nord du Nigeria, alors que le gouvernement d’Abuja fait face à une pression diplomatique croissante liée aux questions de liberté religieuse.

Une église de Maiduguri, dans le centre du Nigeria, a été visée mercredi par une attaque qui a fait au moins deux morts et plusieurs disparus. Ce nouvel épisode de violence plonge une fois encore la région dans la douleur et l’inquiétude.

L’incident intervient au moment où les autorités nigérianes sont sous tension. Jeudi, le Congrès américain doit décider si le Nigeria doit être inscrit sur la liste des pays « particulièrement préoccupants » en matière de liberté religieuse, une décision qui pourrait mener à des sanctions.
Pendant qu’Abuja tente de convaincre Washington et rejette ces accusations, les groupes armés intensifient leurs attaques.

Dans le Nord-Est, un général de brigade a été tué, selon des sources officielles. Et dans l’État de Kebbi, la situation reste dramatique : cela fait trois jours que la vingtaine de lycéennes musulmanes enlevées dimanche demeure introuvable. Lors du rapt, le directeur-adjoint de l’établissement, Hassan Makuku, a été tué. Il s’agit du deuxième enlèvement massif dans cet État en quatre ans.

Face à cette nouvelle vague de violences, le président Bola Tinubu assure que la réponse militaire « sera à la hauteur des attentes ».

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