Le président ougandais Yoweri Museveni a suscité de vives réactions après avoir déclaré que les personnes incapables de supporter le prix élevé du carburant devraient « rester chez elles », lors du sommet Africa We Build 2026 tenu jeudi à Nairobi.
« Si le carburant coûte cher, restez chez vous, où allez-vous donc ? », a lancé le chef de l’État ougandais, une déclaration qui alimente les débats dans un contexte de hausse du coût de la vie en Afrique de l’Est.
Au cours de son intervention, Museveni a affirmé que sa principale préoccupation n’était pas le prix de l’essence pour les motos et les véhicules, mais celui du kérosène pour l’aviation. Selon lui, ce carburant est essentiel pour soutenir le tourisme, les exportations et plusieurs secteurs économiques.
Le président ougandais a appelé à concentrer les efforts sur une baisse du prix du kérosène, estimant que cet enjeu est plus stratégique pour les économies de la région.
« C’est pourquoi j’ai pris contact avec le président Ruto, afin que les gouvernements du Kenya et de l’Ouganda puissent parler d’une seule voix au sujet de l’oléoduc, principalement en ce qui concerne le kérosène », a-t-il précisé.
Yoweri Museveni a également évoqué une coordination entre Kampala et Nairobi sur la gestion de l’oléoduc afin de contribuer à stabiliser l’approvisionnement et les coûts énergétiques.
Ses propos interviennent alors que plusieurs pays d’Afrique de l’Est font face à une flambée des prix du carburant et à une pression croissante sur le pouvoir d’achat. Le Kenya reste parmi les pays où les prix à la pompe sont les plus élevés de la région, tandis que l’Ouganda et la Tanzanie affichent des tarifs relativement plus modérés.
Les déclarations du président ougandais, perçues par certains comme provocatrices, relancent le débat sur la gestion du coût de la vie et les priorités économiques des gouvernements de la région.


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