Un massacre d’une rare brutalité a endeuillé le village de Ntoyo, où des civils réunis pour des funérailles ont été ciblés par les rebelles ADF. Cet acte s’inscrit dans une série d’attaques meurtrières qui secouent l’est congolais depuis juillet.
Au moins 71 personnes ont été tuées dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 septembre lors d’une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le village de Ntoyo, situé dans le secteur de Bapere, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon Macaire Sivikunula, chef du secteur, le massacre s’est produit alors que de nombreuses victimes assistaient à des funérailles. Une version confirmée par des sources sécuritaires citées par l’AFP, ainsi que par Samuel Kagheni, président de la société civile locale. Il rapporte que plusieurs personnes ont été calcinées dans leurs habitations, tandis que d’autres ont été abattues en tentant de fuir. Au moins 14 maisons ont été incendiées et quatre personnes blessées.
Cette attaque s’ajoute à une série d’exactions attribuées aux ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où plus de 150 civils ont été tués depuis la fin juillet, malgré la présence conjointe des Forces armées congolaises (FARDC) et de l’armée ougandaise (UPDF), déployées depuis 2021 dans le cadre de l’opération « Shujaa ».
Ces rebelles, affiliés au groupe État islamique, semblent avoir modifié leur mode opératoire en se repliant dans des zones reculées, difficiles d’accès, échappant ainsi à une riposte militaire rapide. Le massacre de Ntoyo confirme cette stratégie : frapper des civils dans des moments de vulnérabilité, loin de la protection des forces armées.
silabosoona.com


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