Un geste anodin, des conséquences dévastatrices. C'est le drame qu'a vécu H. Diao, habitant de Diamaguène-Sicap Mbao, après avoir fait confiance à la mauvaise personne.

Le téléphone, porte d'entrée de la trahison

Tout semblait aller pour le mieux entre H. Diao et son locataire A. Cissé, un agent de sécurité qu'il hébergeait à titre gracieux. Les deux hommes entretenaient des relations cordiales, au point que le bailleur n'hésitait pas à se confier à lui sur sa vie sentimentale. C'est dans ce climat de confiance apparente que Diao lui remet son téléphone, le temps d'installer l'application Google. Une faveur banale, qui allait tout faire basculer.

Loin de se limiter à la tâche demandée, le vigile fouille méthodiquement l'appareil. Il met la main sur des vidéos et des images intimes mettant en scène son bailleur et son ex-petite amie, A. Diallo. Sans hésiter, il transfère le tout sur son propre téléphone.

Du chantage à la diffusion publique

La rupture du couple lui offre l'opportunité qu'il attendait. A. Cissé contacte tour à tour les deux ex-amants et exige de l'argent, menaçant de rendre les contenus publics. Face à leur refus catégorique de céder au chantage, il passe à l'acte : les vidéos intimes sont diffusées sur WhatsApp, exposant la vie privée des deux victimes sans le moindre scrupule.

Le locataire rattrapé par la justice

Hors d'eux, H. Diao et A. Diallo déposent une plainte conjointe au commissariat de Diamaguène-Sicap Mbao. Le mis en cause tente de nier les faits devant les enquêteurs, mais les indices relevés au cours de l'enquête s'avèrent accablants. Placé en garde à vue, A. Cissé a finalement été déféré au parquet du tribunal de Pikine, poursuivi pour collecte et diffusion non consentie de données à caractère personnel.