Le Commissariat d'arrondissement de Yeumbeul vient de boucler une enquête qui fait froid dans le dos. Ce lundi 8 juin 2026, les enquêteurs ont déféré au parquet un père de famille accusé de pédophilie, tentative de viol sur sa propre fille biologique et détention d'images pornographiques de mineure. Un drame familial d'une noirceur absolue, rendu possible par un modus operandi aussi diabolique que machiavélique.

Née en 2012, l'adolescente de 14 ans vivait habituellement avec sa mère. Mais pour des raisons liées à ses études, elle s'était rapprochée du domicile paternel en 2026. Un rapprochement qui allait rapidement tourner au cauchemar. Après l'avoir installée dans sa propre chambre, le père met en place un stratagème répugnant : sous prétexte de « vérifier sa virginité », il la contraignait à se déshabiller, abusait d'elle et filmait ses parties intimes à l'aide de son téléphone portable. Pour étouffer l'affaire et discréditer son enfant par avance, il la dépeignait auprès de la famille comme une fille rebelle et de mœurs légères.

À bout de forces et profondément traumatisée, la jeune fille profite d'une occasion le 31 mai 2026, vers 18 heures, pour fuir et rejoindre sa mère à Keur Massar. C'est en confidence avec sa grand-mère maternelle qu'elle lâche enfin la terrible vérité. Le choc est immense. Sans attendre, la mère dépose une plainte au commissariat de Yeumbeul. La mineure est aussitôt conduite au Centre de santé pour des examens médicaux, tandis que le père est interpellé et placé en garde à vue le 2 juin 2026.

Face aux enquêteurs, le suspect a d'abord tenté de nier les faits. Mais l'expertise technique de son téléphone portable a tout fait basculer. Les policiers y ont découvert plusieurs fichiers numériques, photos et vidéos hautement compromettantes de la mineure. Acculé par ces preuves irréfutables, le mis en cause a été contraint de passer partiellement aux aveux, reconnaissant que la jeune fille filmée était bel et bien sa propre fille.

Déféré ce lundi 8 juin devant le Procureur de la République, il est poursuivi pour des crimes aggravés par le lien d'ascendance légitime. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.