Le corps d’Aly Diawara, cultivateur domicilié à Balato, a été découvert ce mardi 9 juin 2026 à Fatoya, dans la sous-préfecture de Kintinia. Selon le Dr Abdoulaye Bassirou Condé, les premières constatations font état d’une mort suspecte liée à un traumatisme crânien sévère.

La découverte a eu lieu à Fatoya, un district de la sous-préfecture de Kintinia, dans la préfecture de Siguiri. D’après le médecin lieutenant Abdoulaye Bassirou Condé, la gendarmerie a été alertée dans la matinée, vers 10 heures, après la présence d’un corps signalée dans une eau utilisée par des femmes pour laver du gravier.

‘’Ce matin, vers 10h, la gendarmerie a été alertée comme quoi il y a un corps dans l’eau où les femmes lavent leur gravier’’, a indiqué Dr ABC.

Le médecin explique que cette eau, appelée localement en malinké ‘’douceau’’, est aménagée pour retenir l’eau servant au lavage du gravier. Selon ses explications, il s’agit généralement d’un espace peu profond, atteignant parfois les genoux, les mollets ou, dans certains cas, la hanche.

‘’Généralement, si c’est trop profond, ça peut prendre quelqu’un au niveau de la hanche. Sinon, c’est au niveau des genoux ou au niveau des mollets que ça prend’’, a-t-il précisé.

La victime a été identifiée comme Aly Diawara, âgé de 29 ans, cultivateur et domicilié à Balato. Selon les informations rapportées par le médecin, il était célibataire et se serait récemment débrouillé pour chercher de l’or.

Des signes jugés préoccupants après l’examen du corps

À la suite de cette découverte, le procureur près le tribunal de première instance de Siguiri a été alerté et a demandé l’ouverture d’une enquête. Pour Dr Abdoulaye Bassirou Condé, les circonstances de cette mort nécessitent des investigations approfondies.

‘’C’est très inquiétant. Tout le monde est inquiet pour ça. Monsieur le procureur a demandé d’ouvrir une enquête par rapport à ça’’, a-t-il déclaré.

Le médecin souligne qu’en l’état, il serait difficile d’expliquer la mort d’un homme adulte dans une eau décrite comme peu profonde, sauf en cas de malaise ou de crise survenue sans assistance.

‘’S’il est malade, s’il a eu une épilepsie par exemple, et que personne n’est à côté de lui, ça peut coïncider avec l’arrivée de la convulsion chez lui. En ce moment, il peut rester là-dedans. Mais en dehors de ça, un gaillard ne peut pas rester dans une eau pareille, qui peut prendre quelqu’un au niveau des genoux’’, a-t-il expliqué.

Lors de l’examen du corps, plusieurs signes ont été relevés, notamment la présence de sang au niveau du nez et de l’oreille. Le médecin évoque également une lésion au front.

‘’On a trouvé qu’il y avait d’abord l’épistaxis, c’est-à-dire que le sang coulait au niveau de la narine. Deuxième cas, il y avait l’otorragie. Il y avait le sang qui sortait au niveau de l’oreille’’, a détaillé Dr ABC.

Selon lui, ces signes peuvent être associés à une fracture de la base du crâne. Il affirme aussi avoir constaté une blessure pouvant évoquer un choc violent.

‘’Il y avait une lésion contuse au niveau du front, comme si quelqu’un était venu le frapper au niveau de la tête par un agent contondant’’, a-t-il indiqué.

Au terme des premières constatations, le médecin qualifie le décès de mort suspecte.

‘’Son cas, c’est un cas de mort suspecte lié à un traumatisme crânien sévère’’, a affirmé Dr Abdoulaye Bassirou Condé.

Il ajoute que la piste d’un traumatisme causé par un objet contondant devra être examinée dans le cadre de l’enquête. ‘’C’est un cas de mort suspecte lié à un traumatisme crânien sévère par agent contondant’’, a-t-il conclu.

L’enquête ouverte par les services compétents devra permettre de déterminer les circonstances exactes de la mort d’Aly Diawara et d’établir, le cas échéant, les responsabilités.