L’arrestation d’Aly Thiam, leader des jeunes patriotes engagés contre la destruction de l’environnement à Siguiri, a déclenché une vague de colère ce dimanche 30 novembre 2025. La ville s’est transformée en zone de tension, entre routes bloquées et gaz lacrymogènes.

Une violence inédite a secoué la ville de Siguiri au lendemain de l’arrestation d’Aly Thiam, leader des jeunes patriotes qui luttent contre la destruction de l’environnement à Siguiri.

Les magasins et boutiques fermés, les routes désertées, les pneus brûlés sur la route, plusieurs voies barricadées par les jeunes manifestants : telle est l’image de la ville de Siguiri ce dimanche 30 novembre 2025. Selon nos informations, ces jeunes réclament la libération immédiate d’Aly Thiam. Les forces de défense et de sécurité tentent de disperser les manifestants et d’enlever les barricades.

Siaka Cissé déclare qu’il a été violenté par les forces de l’ordre alors qu’il était venu acheter un tricycle.

« Moi j’étais venu acheter un tricycle à Siguiri, les policiers m’ont arrêté et ils m’ont frappé, tout mon corps me fait mal. Je n’étais aucunement associé à cette manifestation. Je les laisse avec Dieu, je ne vais jamais leur pardonner », a-t-il indiqué.

« Les militaires sont venus nous trouver dans notre lieu de travail, à la colline, pour nous gazer. Nous ne sommes pas des manifestants ni rien. Ils ont jeté des gaz dans les maisons. Deux de mes frères sont asphyxiés comme ça à l’hôpital », a déclaré un autre jeune dans le quartier Kouroudakoro 2.

Souleymane Koita, président de la délégation spéciale de Siguiri, appelle la population au calme.

« Je lance un appel en l’endroit des jeunes. L’autorité communale est plus proche de vous que n’importe quelle autre autorité. Nous sommes vos représentants directs auprès des autorités. Depuis hier nuit jusqu’à aujourd’hui, la tension monte à Siguiri. Je demande humblement aux jeunes de rentrer, pour éviter des dégâts chez nous. Nous avons formé une commission pour voir toutes les entités afin de s’asseoir sur une table de négociation pour résoudre ce problème », a-t-il lancé.

Ibrahima Faraba Camara depuis Siguiri pour silabosoona.com