Une bagarre survenue dans un maquis de Djalawassa, dans la sous-préfecture de Niagassola, a viré au drame avec la mort d’un jeune de 25 ans. Ligotée puis violemment frappée, la victime a succombé à un traumatisme crânien grave, relançant les inquiétudes sur la sécurité dans les lieux de divertissement ruraux.

Un cas de meurtre a été enregistré dans la nuit du samedi 11 avril 2026 à Djalawassa, un district relevant de la sous-préfecture de Niagassola, à environ 150 kilomètres du centre-ville de Siguiri.

Selon les informations recueillies, la victime, identifiée comme Layeba Traoré, âgé de 25 ans, aurait été violemment agressée dans un maquis à la suite d’une altercation. Le jeune homme aurait été ligoté sur une chaise avant d’être frappé à la tête avec un objet non identifié.

Alerté, son frère s’est rendu sur place après avoir été informé d’une bagarre. Sur les lieux, il découvre la victime attachée et grièvement blessée. Malgré des oppositions, il parvient à le détacher et à l’évacuer vers l’hôpital préfectoral de Siguiri.

Mais à son arrivée, l’état du jeune homme est déjà critique. Le docteur Abdoulaye Bachir Condé, médecin d’appui aux urgences médico-chirurgicales, évoque une mort « violente et suspecte ». Il précise que la victime présentait un traumatisme crânien sévère, avec une importante fracture frontale et une atteinte extrême du cerveau.

« Il a été frappé avec une violence extrême. Les lésions constatées montrent un choc très brutal à la tête », explique le médecin.

Fiancé et sans enfant, Layeba Traoré n’a pas survécu à ses blessures.

Du côté des autorités, une enquête est en cours. La brigade de recherche indique que certaines personnes ont déjà été identifiées, tandis que les investigations se poursuivent pour établir les circonstances exactes de ce drame.

Dans cette localité éloignée, ce meurtre ravive les préoccupations liées à la sécurité dans les espaces de loisirs, souvent peu encadrés.