Jeudi 18 décembre 2025, une fillette de deux ans et demi a disparu quelques minutes alors qu’elle était sortie acheter du pain à Tiguibry Kouda (Siguiri). Retrouvée ligotée dans un bâtiment inachevé, elle a été prise en charge au poste de santé puis à l’hôpital préfectoral, avant de rentrer chez elle sans séquelles graves, selon sa famille.

Jeudi 18 décembre 2025, vers 17 heures, Djenabou Doumbouya, âgée de deux ans et quelques mois, a été portée disparue à Tiguibry Kouda, un district relevant de la commune urbaine de Siguiri. D’après son père, Sidiki Doumbouya, l’enfant avait demandé à manger et il a remis de l’argent à la grande sœur pour aller acheter du pain « juste à côté de chez nous ».

Peu après, la grande sœur est revenue avec l’argent, expliquant « qu’il n’y a pas de pain » et que la petite « pleure là-bas » en réclamant du pain. Le père dit lui avoir demandé d’aller la chercher. Les minutes passent, sans retour. « Moi je pensais qu’elles sont arrêtées là-bas », explique-t-il, évoquant une animation musicale chez des voisins où les enfants ont l’habitude de rester.

Environ trente minutes plus tard, la famille est alertée : des habitants ramènent la fillette. « Les gens [sont] venus avec ma fillette dans leurs mains », raconte le père. L’enfant aurait été retrouvée « dans un bâtiment non achevé », avec « les mains et les pieds attachés » et « la bouche collée », ajoute-t-il, précisant qu’« un caillou » avait été placé sur son dos.

La fillette a été conduite au poste de santé de Tiguibry, puis transférée à l’hôpital préfectoral de Siguiri. « Nous sommes restés là-bas jusqu’à ce matin », poursuit Sidiki Doumbouya. Après les examens, la famille affirme avoir été rassurée : « Les médecins nous ont libéré, elle n’a pas eu de problème… elle n’a pas été violée ni autre chose. Là où je vous parle, elle est même en train de s’amuser à la maison. »

À ce stade, la famille dit ne pas connaître les auteurs. « On ne sait qui a pu faire ce crime », insiste le père, qui appelle à faire la lumière sur cette tentative d’enlèvement.

Par Ibrahima Faraba Camara, depuis Siguiri pour silabosoona.com