Après l’assassinat de Mamby Diallo, un résident de Sèkè Kolenda, district relevant de la sous-préfecture de Doko, survenu le 8 avril dernier et attribué à des assaillants venus du Mali, les femmes de Sèkè Kolenda ont organisé une manifestation pour dénoncer l’insécurité croissante dans cette zone frontalière entre la Guinée et le Mali.
Lors de cette mobilisation, elles ont lancé un appel pressant aux autorités guinéennes, notamment au président Mamadi Doumbouya, afin de garantir la sécurité des populations locales.

Selon nos informations, ces femmes exigent la matérialisation effective de la frontière entre la Guinée et le Mali, qu’elles jugent indispensable pour prévenir de nouveaux actes de violence et sécuriser la localité. Elles dénoncent également le manque d’actions concrètes des autorités et insistent sur la nécessité de mesures urgentes pour mettre fin à cette insécurité persistante.
Sous couvert d’anonymat, une manifestante a livré un témoignage poignant :
« Ils ont égorgé notre fils, découpé ses membres – la main, la tête, ses parties intimes – puis brûlé sa tête avant de la suspendre pour faire la fête. Ce sont des personnes venues du Mali, à Kolenda, appuyées par des Chinois qui exploitent l’or de manière artisanale avec des machines. Ils disent que même si notre président Mamadi Doumbouya vient, ils continueront d’exploiter nos terres. S’il n’y a pas d’hommes en Guinée, alors qu’ils nous tuent toutes avant de prendre nos terres. Le président a dit qu’aucune portion de terre héritée de nos parents ne sera prise par des étrangers. Aujourd’hui, nous attendons de voir cela. »
Cette situation met en lumière l’urgence de résoudre les tensions liées à la frontière entre les deux pays, afin de garantir la stabilité et la sécurité des habitants de cette région.


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