Victime d’un incendie le 11 décembre 2025 à Bouré Boucariah, l’entrepreneur et maître N’ko Bréma Camara a vu sa maison et ses biens partir en fumée. Face à ce drame, la coordination N’ko Semba de Kankan s’est mobilisée, illustrant la cohésion, la fraternité et l’unité qui structurent le mouvement N’ko.

L’incendie survenu le 11 décembre dernier au domicile de Bréma Camara, fondateur de l’école primaire N’ko–français de Bouré Boucariah, a causé d’importants dégâts matériels. La maison et son contenu ont été gravement touchés, plongeant cet acteur engagé de la promotion du N’ko dans une situation difficile.

En réaction, la coordination des associations N’ko de Kankan, connue sous le nom de Semba, a mis en place une réponse collective. Sur instruction du coordinateur, M. Bassabaty Sidibé, le comptable de la structure, M. Sarbou Keita, a été chargé de lancer un SOS auprès des adeptes et sympathisants du N’ko afin de venir en aide à leur compagnon de lutte pour l’épanouissement des langues maternelles africaines, en particulier le N’ko.

Cette mobilisation a abouti à une collecte de fonds auprès de volontaires. Le samedi 3 janvier 2026, plus de quarante personnes de bonne volonté avaient contribué à cet élan de solidarité. Pour des raisons sociales propres à l’organisation, le montant total n’a pas été rendu public. Deux membres de la coordination, Bèbadjèdèyé Camara et Amadou Sountou Diaby, ont été mandatés pour se rendre de Kankan à Bouré Boucariah afin de remettre les contributions et présenter le compte rendu accompagné de la liste des donateurs. Ils étaient accompagnés par le président de la Ka.Fa de Siguiri, Mansa Solomana Magassouba.

Sur place, les délégués ont tenu des paroles de réconfort fortes et symboliques. Amadou Sountou Diaby a expliqué le sens de cette démarche : « Il était possible de transférer l’argent, mais le coordinateur a jugé nécessaire que nous venions en personne. L’humanité est au-dessus de tout. Nous sommes venus vous compatir. »
Bèbadjèdèyé Camara, de son côté, a souligné la valeur humaine et intellectuelle de Bréma Camara, rappelant que si le feu détruit les biens, « ce qui reste, c’est la tête », source de toute reconstruction. Il a également rappelé l’engagement personnel de Bréma Camara, qui a financé sur fonds propres la construction d’une école N’ko, estimant que « Bréma a crédité le Manding sans être encore remboursé ».

À leur retour, Bréma Camara a lui-même contacté la rédaction de silabosoona.com pour adresser un message de gratitude. Avec émotion, il a demandé à saluer l’ensemble des adeptes du N’ko, en Guinée, en Afrique et dans le monde. Il a exprimé sa reconnaissance pour chaque geste posé, affirmant avoir été profondément touché par la fraternité et l’unité manifestées par la communauté N’ko dans cette épreuve.

Au-delà de l’assistance matérielle, cette action met en lumière la stratégie de la coordination Semba : renforcer la cohésion, l’entraide et la solidarité au sein du mouvement N’ko, en faisant de chaque épreuve individuelle une responsabilité collective.

Par silabosoona.com