Après plusieurs reports, les autorités du Soudan du Sud affirment que l’élection présidentielle pourrait enfin se tenir en décembre. L’annonce a été faite dans un climat tendu par le ministre de la Communication, alors que le pays reste fragile.
Sur le terrain, les forces du président Salva Kiir affrontent des groupes proches de l’opposition dirigée par le vice-président Riek Machar, toujours en résidence surveillée. L’accord de paix signé en 2018, censé mettre fin à la guerre civile, apparaît aujourd’hui sérieusement fragilisé.
Si elles ont lieu, ces élections seraient les premières depuis l’indépendance du pays en 2011. Initialement prévues en 2022, elles ont été repoussées à plusieurs reprises, faute d’avancées sur des points clés, notamment l’unification des forces armées.
Malgré une « paix relative » avancée par le gouvernement, des violences persistent, notamment dans l’État de Jonglei, où des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées. La crise humanitaire s’aggrave, dans un contexte de pauvreté extrême et de corruption.
Face à cette situation, la communauté internationale, notamment à l’Organisation des Nations unies, alerte sur un manque de volonté politique. Les accords existent, mais leur application reste largement insuffisante.


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