Lors d’une rencontre officielle à la Maison-Blanche avec cinq chefs d’État africains, le président américain Donald Trump a interpellé de manière inattendue son homologue libérien, Joseph Boakai, en le félicitant pour son niveau d’anglais, pourtant langue officielle de son pays. L’échange, devenu viral, a suscité des réactions partagées sur les réseaux sociaux.

« Merci, et dans un si bon anglais, si beau », a déclaré Trump, visiblement impressionné par l’élocution du président libérien. Il a ensuite poursuivi, curieux : « Où avez-vous appris à le parler de manière aussi belle ? Où avez-vous étudié ? Au Liberia ? » Dans un moment de gêne visible, Joseph Boakai a simplement répondu, avec un léger sourire : « Oui monsieur. »

Trump a poursuivi : « Eh bien, c’est très intéressant, c’est un bel anglais. J’ai des gens autour de cette table qui sont loin de le parler aussi bien que vous. » Ces propos ont provoqué des réactions mitigées, certains y voyant une maladresse diplomatique, d’autres une tentative de flatterie peu informée.

Le Liberia, ancienne colonie fondée par des Afro-Américains affranchis en 1822 avec le soutien des États-Unis, est une république anglophone depuis sa création. L’anglais y est non seulement la langue officielle mais aussi la langue d’enseignement et de l’administration. Joseph Boakai, au pouvoir depuis 2024, a étudié à l’université du Liberia à Monrovia, ainsi qu’à Kansas State University aux États-Unis.

Cette scène souligne une fois de plus les écarts culturels parfois visibles lors de rencontres diplomatiques, même entre alliés historiques comme les États-Unis et le Liberia.

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