Cuba et le Venezuela ont rendu publics les noms de 55 militaires tués lors de l’opération américaine ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro. L’affaire relance les tensions régionales et met en lumière l’ampleur des pertes humaines dans une intervention qualifiée de brutale par Caracas.
Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a affirmé dimanche que la garde rapprochée de Nicolás Maduro avait été tuée « à sang froid » par les troupes américaines lors des bombardements ayant visé Caracas et trois autres États du pays.


Mardi, Cuba a publié une liste de 32 militaires cubains morts dans l’attaque menée par les États-Unis dans la capitale vénézuélienne. Selon les médias officiels de l’île, 21 victimes appartenaient au ministère cubain de l’Intérieur, dont trois officiers supérieurs — deux colonels et un lieutenant-colonel. Les 11 autres étaient membres des Forces armées révolutionnaires, majoritairement des soldats.
Du côté de Venezuela, l’armée a diffusé lundi sur Instagram les avis de décès de 23 militaires tués, parmi lesquels figurent cinq amiraux, seize sergents de différents grades et deux soldats.
Nicolás Maduro a été capturé le 3 janvier avec son épouse, Cilia Flores. Tous deux sont détenus à New York, où ils ont plaidé non coupables d’accusations de narcotrafic et de terrorisme.
Cuba et le Venezuela entretiennent une coopération étroite et ancienne, notamment dans les domaines de la défense, de la santé et de l’éducation.
silabosoona.com


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