Une opération américaine menée dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 à Caracas aurait conduit, selon Donald Trump, à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro. Des déclarations spectaculaires, relayées par Reuters, mais non confirmées par les autorités vénézuéliennes, qui plongent le pays dans une situation politique et sécuritaire extrêmement incertaine.

Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États‑Unis ont mené une opération militaire d’une ampleur inédite en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989. Donald Trump a affirmé qu’un raid aérien avait visé plusieurs sites à Caracas et que des forces spéciales avaient capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse. L’opération, baptisée « Absolute Resolve », a été planifiée pendant des mois : des membres de la Delta Force ont construit une réplique du refuge de Maduro et s’y sont entraînés, tandis qu’un petit groupe de la CIA surveillait les habitudes du président et disposait d’un informateur proche de lui. Plus de 150 avions, dont des F‑35, F‑22 et des bombardiers B‑1, ont été mobilisés depuis une vingtaine de bases du continent. Les troupes, accompagnées d’agents du FBI, ont percé les portes blindées de la cache et Maduro s’est rendu ; il a été évacué par hélicoptère vers le navire américain USS Iwo Jima. Donald Trump a publié une photo non vérifiée montrant Maduro menotté et aux yeux bandés à bord du navire.

Lors d’une conférence de presse à Mar‑a‑Lago, Trump a déclaré que les États‑Unis allaient « gérer le pays » jusqu’à ce qu’une transition « sécurisée, appropriée et judicieuse » puisse avoir lieu, n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Il a affirmé que les coûts seraient couverts par les revenus pétroliers vénézuéliens. Trump a ajouté avoir parlé avec la vice‑présidente Delcy Rodríguez et qu’elle aurait été « assermentée » en tant que présidente par intérim. Cependant, le gouvernement vénézuélien n’a pas confirmé cette passation ; des sources indiquent que Rodríguez se trouvait en Russie et elle a demandé une preuve de vie pour Maduro.

Au Venezuela, le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, a dénoncé une agression étrangère et appelé à la résistance populaire. Des unités militaires patrouillaient dans Caracas et des rassemblements de soutien à Maduro ont eu lieu, même si l’ambiance restait globalement calme selon des témoins. L’opération crée un vide de pouvoir potentiellement dangereux : malgré la capture du président, les États‑Unis ne contrôlent pas le territoire et plusieurs États d’Amérique latine, ainsi que la Russie, Cuba et l’Iran, ont condamné cette intervention comme une violation de la souveraineté. Le futur politique du pays reste donc incertain, suspendu à la réaction des institutions vénézuéliennes et à l’évolution de la présence américaine.

Par silabosoona.com