Dans un communiqué daté du 4 décembre 2025, le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry répond aux accusations d’enlèvements attribués aux autorités sur les réseaux sociaux. Il affirme traiter tous les dossiers et rappelle les sanctions prévues en matière de diffamation.

Le Parquet général a réagi publiquement aux messages circulant en ligne affirmant que des enlèvements et disparitions seraient imputables aux autorités. Dans son communiqué, l’institution dénonce des propos diffusés “de manière calomnieuse et sans aucune base factuelle”, estimant qu’ils “troublent l’ordre public et participent à une campagne de désinformation dangereuse”.

Le document précise que tous les faits signalés dans son ressort sont instruits selon les procédures prévues. “Tous les faits qualifiés d’enlèvement ou de disparition font l’objet de procédures judiciaires régulières”, souligne le Parquet, ajoutant qu’“aucun dossier n’est ignoré ni classé sans suite”.

L’institution rappelle également les bases juridiques applicables. La Constitution du 26 septembre 2025 et la loi du 4 juin 2015 garantissent une protection renforcée des institutions de l’État. Le Parquet insiste : ces textes “prohibent toute forme de calomnie, diffamation, injure publique, offense ou propagation de fausses nouvelles à travers les réseaux sociaux”.

En conséquence, l’institution prévient que toute personne attribuant à une autorité publique des faits criminels sans fondement “s’expose à des poursuites pénales” pour diffamation, injure publique ou propagation de fausses informations, conformément au Code pénal.

Le communiqué appelle enfin à la responsabilité individuelle : “La liberté d’expression […] ne saurait justifier la diffamation ni l’atteinte à la réputation des institutions de la République.” Le Parquet réaffirme son attachement à la protection de l’image des autorités, tant en Guinée qu’à l’international, et annonce que les infractions commises en ligne ou hors ligne feront “l’objet d’un traitement rigoureux”.

silabosoona.com

Communiqué du Parquet général près la Cour d'appel de Conakry, annonçant la réponse aux accusations d'enlèvements attribuées aux autorités, rappelant les procédures judiciaires et les sanctions pour diffamation.