Une déclaration publiée mercredi par un membre du gouvernement israélien relance les craintes d’un embrasement régional, alors que la frontière syro-israélienne connaît depuis plusieurs jours une montée de tension marquée par des tirs sur des civils et des mouvements militaires inhabituels.
Le ministre israélien de la Diaspora, Amichaï Chikli, a affirmé mercredi que « la guerre avec la Syrie est inévitable », dans un message publié sur son compte X. Ses propos réagissaient à une vidéo montrant des soldats syriens chantant lors des commémorations de la chute de l’ancien président Bachar al-Assad. Dans ces images, les militaires scandent : « Gaza, Gaza, l’appel de notre unité, notre force nuit et jour ».
Selon la chaîne israélienne 12, cette déclaration intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par un incident survenu à Quneitra, où l’armée israélienne a tiré des balles réelles et des grenades fumigènes en direction de civils syriens près de la ligne de séparation. Au moins deux personnes ont été blessées, dans ce que l’armée a décrit comme un « tir de sommation ».
D’après Yedioth Ahronoth, cet épisode coïncidait avec une visite sur le terrain du représentant des États-Unis auprès de l’ONU, Mike Waltz, accompagné de l’ambassadeur israélien Dany Danon. Leur présence dans la zone a contribué à renforcer la visibilité des tensions persistantes autour du Golan.
Dans la région de Khan Arnaba, des habitants ont organisé une manifestation pour dénoncer la présence de l’armée israélienne et le survol fréquent de drones, un phénomène perçu comme une intrusion continue dans leur vie quotidienne.
Depuis la chute de Bachar al-Assad, Israël a déployé des soldats dans la zone tampon administrée par l’ONU entre le Golan occupé et les territoires sous contrôle syrien, y compris sur le versant syrien du mont Hermon. Pour le Premier ministre Benjamin Netanyahou, cette présence militaire reste « indispensable » afin de protéger les localités israéliennes proches de la frontière et d’empêcher toute attaque depuis les zones voisines.
De son côté, le ministre syrien des Affaires étrangères, Assad al-Shibani, a réaffirmé dimanche que Damas n’accepterait aucun accord avec Israël sans un retrait total des zones investies après le 8 décembre. Il a ajouté que, depuis le 7 décembre, Israël représentait « une source constante d’inquiétude » pour la population syrienne.
silabosoona.com


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