À Kankan, le parquet de la République près le Tribunal de Première Instance intensifie la lutte contre les structures médicales et paramédicales exerçant sans autorisation légale. Plusieurs enquêtes sont en cours et des contrôles ont été engagés dans différents quartiers de la ville.
Le procureur de la République, Fodé Bintou Keïta, précise qu’il ne s’agit nullement d’une interdiction généralisée des cliniques privées, mais d’une action strictement encadrée par la loi.
« Seules les structures opérant sans habilitation administrative et dont les promoteurs commettent des infractions pénales sont visées. Les cliniques régulièrement autorisées ne sont pas concernées », explique le magistrat.
Selon le parquet, l’objectif est de protéger les populations contre des pratiques jugées dangereuses. Certaines structures incriminées seraient dirigées par des personnes sans qualification reconnue, exposant les patients à de graves risques sanitaires.
Les faits reprochés peuvent relever de plusieurs infractions prévues par le Code pénal guinéen, notamment l’exercice illégal de la médecine, l’usurpation de titre ou encore la mise en danger de la vie d’autrui.
« On ne peut s’improviser médecin, sage-femme ou pharmacien sans diplôme ni autorisation. La santé publique ne peut être sacrifiée pour des considérations économiques », insiste le procureur.
Un courrier officiel a été adressé aux officiers de police judiciaire afin d’assurer l’exécution des mesures décidées. Toute personne impliquée et retenue dans les liens de soupçon sera traduite devant les juridictions compétentes, conformément aux textes en vigueur.
Le parquet souligne que cette opération s’inscrit dans la continuité des actions engagées par les précédentes autorités judiciaires de la région.
À travers cette démarche, la justice entend réaffirmer un principe fondamental : seuls les professionnels légalement habilités peuvent exercer dans le secteur médical, au nom de la sécurité et de la dignité des citoyens.


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