PASTEF-Les Patriotes ne siégera pas dans le prochain gouvernement sénégalais. Dans une publication diffusée lundi 1er juin 2026 sur Facebook, le Comité exécutif du parti d’Ousmane Sonko a annoncé que la formation politique ne sera représentée par aucun ministre au sein de la nouvelle équipe gouvernementale.

Cette décision fait suite à plusieurs échanges engagés avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en vue de la formation du nouveau gouvernement. Selon le communiqué, ces discussions s’inscrivaient dans « un esprit de responsabilité » et conformément aux engagements pris par le Comité exécutif du parti.

Le texte précise qu’un long entretien s’est tenu dans la matinée entre le chef de l’État et Ousmane Sonko. Cette rencontre aurait permis de confirmer certaines convergences, mais surtout de constater des désaccords persistants, notamment sur « la place et le rôle de la majorité dans le dispositif exécutif ».

Après une réunion de restitution aux instances du parti, de nouvelles propositions ont été transmises au président de la République. Elles n’ont toutefois pas reçu de réponse favorable, selon le COMEX. « En conséquence, PASTEF-Les Patriotes ne participera pas au prochain gouvernement et n’y sera représenté par aucun ministre », indique le communiqué.

Cette annonce intervient dans un contexte politique tendu au Sénégal. Le 22 mai 2026, le président Bassirou Diomaye Faye avait mis fin aux fonctions de son Premier ministre, Ousmane Sonko, ainsi qu’à celles de l’ensemble du gouvernement. Quelques jours plus tard, l’économiste Ahmadou Al Aminou Lô a été nommé Premier ministre, tandis qu’Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale, renforçant son poids institutionnel malgré son départ de la Primature.

Selon Reuters, cette rupture politique intervient alors que le Sénégal fait face à une situation économique délicate, notamment autour des discussions avec le Fonds monétaire international et de la question de la dette publique.

Dans son communiqué, le COMEX de PASTEF affirme qu’il reviendra « avec de plus amples informations » et souhaite « plein succès à la nouvelle équipe ». Une formule d’apaisement, dans un climat où les rapports entre la présidence, le parti majoritaire et la nouvelle équipe gouvernementale restent désormais au centre de toutes les attentions.