L’Agence Guinéenne de Presse (AGP) a décerné des satisfecits d’honneur à deux monuments du journalisme régional : Cheick Amala Keïta, de Mandiana, et Amadou Tidiane Thioye, de Dinguiraye, en reconnaissance de plus de deux décennies d’engagement au service de l’information, de l’intégrité et du patriotisme.

Ce lundi 3 août 2026, la salle des cérémonies du gouvernorat de Kankan a servi de cadre à une remise solennelle de satisfecits. La rencontre était présidée par le gouverneur de la région administrative, en présence des représentants de l’AGP et de plusieurs invités de marque.

À cette occasion, Bangaly Fofana, conseiller juridique, a pris la parole pour préciser le contexte et la portée de cette initiative :

« Nous vivons aujourd'hui un instant chargé de mémoire et de profonde reconnaissance pour la grande famille de l'Agence Guinéenne de Presse. Il s'agit d'un acte de gratitude envers deux figures qui ont consacré leur vie professionnelle à servir la République par l'information. »

Dans le même cadre, Mamady Kansan Doumbouya, de l’AGP, a salué des parcours exemplaires, entamés en 1987 pour M. Thioye et en 1997 pour M. Keïta, et menés avec neutralité jusqu’à la retraite.

De son côté, le gouverneur de la région administrative de Kankan, le colonel Aly Badra Camara, s’est réjoui de cette culture du mérite, qui permet de célébrer les cadres de leur vivant :

« Si hier il fallait attendre de perdre un bon fils pour recouvrir son cercueil du drapeau tricolore, aujourd'hui vos mérites sont reconnus de votre vivant. Vous êtes des icônes et des archives vivantes pour notre nation. »

C’est avec le cœur léger et le sentiment du devoir accompli qu’Amadou Tidiane Thioye a exprimé sa gratitude. Pendant longtemps, une question l’habitait :

« Est-ce que je mérite la confiance de mes chefs ? Est-ce que je fais du bon travail ? »

Cette interrogation constante a finalement trouvé sa réponse à travers la distinction reçue.

« Les satisfecits ont apporté la réponse. Ils ont dit : oui, vous avez répondu aux attentes, vous avez fait preuve de patriotisme, vous avez travaillé dans la collaboration et dans l'entraide. Aujourd'hui, j'ai le sentiment profond d'avoir répondu aux attentes de mes chefs et des populations », a-t-il confié avec émotion.

Son homologue, Cheick Amala Keïta, a, quant à lui, rappelé que la plus grande valeur de l’Homme réside dans l’héritage moral qu’il laisse à la postérité. Se félicitant de voir leurs noms gravés dans l’Histoire, il a exhorté la jeune génération à se donner corps et âme afin de bâtir une réputation irréprochable :

« C'est notre plus grande fierté, car c'est pour cela que l'être humain existe : pour laisser un nom. Notre nom est désormais inscrit dans l'Histoire. J'ai commencé ce travail en 1998... »

La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère empreinte de fierté et de fraternité, marquée par des prises de photos souvenirs et de chaleureuses poignées de main.

En honorant ces deux baobabs de la presse régionale, l’AGP n’accomplit pas seulement un devoir de mémoire : elle dresse également un phare éthique pour toute la nouvelle génération de journalistes guinéens.